sur les quais...

Marseille, le 25 Novembre 2009, vers 11 heures du matin...
Ce n'est pas un feu de joie mais un feu d'angoisse, de désespoir...
à Marseille, depuis des années, on a tenté du côté du patronat d'abandonner tout ce qui est réparation navale. Mais les travailleurs tiennent bon...
Car il n'y a pas de grand Port sans entretien des navires... Les salariés de plan social en plan social, de Perrin à l'UNM en passant par la CMR, de reprise en reprise ont perdu le plus gros de leurs effectifs...
Là, dans leur colère, en entravant les arrivées des bateaux de croisière, ils tentent d'attirer l'attention des médias pour savoir qui sera leur nouveau repreneur en Mars 2010. Ils vont obtenir ce qu'ils souhaitaient en déclenchant leur action : une table ronde avec le Préfet et le nom attendu...
Un reportage vidéo réalisé avec le concours de journalistes de Radio Galère
(URL http://www.radiogalere.org )
l'Humanité
Article paru le 26 novembre 2009
Marseille, Correspondant régional. À Marseille, pour obtenir une réunion d’information avec les services de l’État sur l’avenir d’une industrie essentielle, il faut arrêter toutes les activités portuaires pendant une demi-journée. Rien de moins. C’est la morale saumâtre que l’on peut tirer de la journée d’hier. Depuis des semaines, les salariés de l’Union Naval Marseille – abandonnés par le groupe espagnol Boluda en février 2009 – demandaient au préfet des nouvelles de l’appel d’offres, lancé par le Grand port maritime de Marseille (voir l’Humanité du 15 octobre) et clos depuis le 31 octobre. Une démarche restée sans succès, jusqu’alors. « On ne veut pas connaître le nom du repreneur. On comprend que le port négocie avec lui. Tout ce que nous voulons savoir, c’est s’il y a bien un repreneur ou pas. S’il n’y en a pas, il faut mettre en œuvre tout de suite le projet de reprise des salariés et des sous-traitants », soulignait, hier matin, Olivier Mateu, en charge du dossier pour l’Union départementale CGT. Miracle : un peu avant midi, après que toutes les activités du port, de Marseille à Fos, ont été mises à l’arrêt, la préfecture a informé les salariés de la tenue, ce jeudi, d’une réunion. « Il ne s’agit pas d’une démarche de solidarité, explique Pascal Galéoté, secrétaire de la CGT portuaire. Dans les bassins Est (Marseille), la réparation navale est complémentaire des autres activités. C’est un atout avec un savoir-faire reconnu. C’est aussi un outil au service de l’ensemble des activités parce que, grâce à eux, une avarie de n’importe quel type de bateau peut être traitée rapidement. » Plusieurs centaines d’emplois dépendent de la pérennité de ce dernier site de réparation navale lourde sur la façade méditerranéenne. La semaine dernière, trois entreprises sous-traitantes ont dû mettre la clé sous la porte. Christophe Deroubaix
